Le MOOC, Massive Open Online Course, connaît un paradoxe. Les rapports annuels attestent d’une croissance ininterrompue depuis plus d’une décennie. Et pourtant, lorsque l’on écoute les pédagogues ou les experts de la formation, chacun reconnaît que le MOOC ne fonctionne pas bien. Le taux moyen de complétude oscille entre 5 et 10 %. Les apprenants s’inscrivent, regardent quelques vidéos et quittent la relation apprenante. Que faut-il comprendre dans cette sortie de route ? Est-ce la fin d’un format ou le symptôme d’une crise plus profonde ? Faut-il abandonner ce format qui a suscité tant d’espoir lors de sa création en 2008 ? Que doit faire l’entreprise qui l’avait fortement investi avec son corollaire le SPOC, Small Private Online Course ?