Travailler dans l'ESS en venant d'autres secteurs d'activité : entre déconvenues et espoir
Les opinions des cadres sur leur nouvelle activité professionnelle dans l’ESS et sur le secteur sont assez nuancées. Si ce choix d’orientation semble avoir satisfait une partie de leurs attentes, ils sont un peu déçus par certains aspects du travail et des organisations de l’ESS.
Parmi les évaluations positives figure l’idée selon laquelle ils ont le sentiment de faire un travail qui a une valeur humaine, ne visant pas le profit économique et servant l’intérêt général. Autre point positif : le sentiment d’avoir davantage de latitude dans la gestion de leurs activités et de leur emploi du temps, ce qui leur permet de concilier plus aisément vie professionnelle et vie personnelle.
Salaire bas, poste mal défini, précarité, mauvaises conditions de travail, rares perspectives d’évolution, travail monotone et répétitif, sont les principales critiques et motifs d’insatisfaction invoqués par la plupart des cadres. La lourdeur de la gestion, de l’administration, les problèmes financiers apparaissent comme des limites également importantes.