Rapport de branche Industrie pharmaceutique - Données 2023
Les flux d’emplois dans l’industrie pharmaceutique :
– Le taux d’entrée dans le secteur en CDI et CDD atteint 10 % en 2023. Cela correspond à près de 9 800 recrutements en CDI et CDD (6 800 en CDI et 3 000 en CDD).
Les flux d’emplois progressent significativement cette année notamment du fait de la hausse des effectifs dans la QEHS et l’information médicale et réglementaire.
– L’inflexion de la croissance, notamment dans les activités de production, contribue à modérer la progression du taux de recours à l’intérim qui affiche un léger reculcette ann ée : l’emploi intérimaire représente 7 % des effectifs du secteur en 2023 contre 7,7 % en 2022. Le taux de recours demeure inférieur à la moyenne constatée dans l’ensemble de l’industrie (8,1 % en 2023).
– Les principaux motifs de sortie d’emploi en CDI sont les suivants : démission (2 010 cas, 40% des départs, en progression), licenciement (1 060 cas, 21% des départs, en baisse), rupture conventionnelle (500 cas, 10 % des départs, en baisse) et départ à la retraite (560 cas, 11 % des départs, en baisse). Le nombre de démissions reste quasiment stable par rapport à 2022 (+30 cas), le taux de démissionnaires demeure largement inférieur à celui observé dans l’ensemble de l’industrie (2 % contre 6 %).
Les salaires pratiqués dans les entreprises de l’industrie pharmaceutique en 2023 :
– Le salaire médian pratiqué dans les entreprises du médicament s’élève à 3 689 €, en progression de +4,2% par rapport à 2022. Le niveau moyen de rémunération pratiqué dans le secteur en 2023 se situe 34 % au-dessus des salaires constatés dans l’ensemble de l’industrie.
– Une part significative (23,3 %) de la rémunération totale des salariés de la branche provient d’éléments qui s’ajoutent au salaire de base. Dans cet ensemble, les primes variables (primes commerciales, sur objectif…) et les autres primes (prime d’ancienneté…) représentent ensemble 14,8 % de la rémunération totale en moyenne tandis que l’intéressement et la participation contribuent ensemble à hauteur de 7,2 % au montant global de la rémunération.
– La dispersion des rémunérations est principalement expliquée par la position des salariés dans la classification des emplois. En outre, le salaire de base perçu par les salariés de la branche se situe en moyenne 40 % au-dessus du minimum conventionnel du groupe de la classification d’appartenance.
– L’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes suit une trajectoire fortement descendante depuis 2014 date à laquelle cet écart était encore de 9,8 % en faveur des hommes. En 2022, l’indicateur est devenu négatif pour la première fois à -0,6 % en faveur des femmes, cette tendance s’est prolongée en 2023 et l’écart est de -1,8 % en 2023.