La carrosserie-peinture automobile
Comptant près de 17 804 ateliers répartis entre les mécaniciens réparateurs automobiles, les réseaux constructeurs et les carrosseries indépendantes (dont 80 % sont regroupées en réseaux), le secteur de la carrosserie-peinture voit depuis plusieurs années son économie évoluer en lien avec l’activité de réparation-collision. Les carrossiers ont diversifié leur activité en proposant des prestations rapides : smart/spot repair, raccords localisés, débosselage sans peinture… Cependant, si le volume des opérations a baissé, leur cout moyen a augmenté avec le remplacement ou la réparation de pièces et d’équipements plus couteux (électronique, aciers spéciaux…).
Côté emploi, le secteur qui se compose de 22 576 carrossiers et 592 peintres qualifiés observe un vieillissement de cette catégorie de salariés.Les départs en retraite signifient pour les entreprises des pertes de compétences pourtant longues à acquérir du fait de la nécessaire pratique du geste professionnel. Raison pour laquelle ces profils sont désormais très recherchés sur le marché de l’emploi, au point de complexifier les recrutements dont près de la moitié ont été jugés difficiles en 2022. Néanmoins, le secteur ne manque pas de main-d’œuvre, avec un nombre de jeunes en formation en progression continue : à la rentrée 2022, la filière a comptabilisé 14 781 inscrits dont 8 759 en alternance. Les effectifs en alternance ont progressé de 69 % depuis la rentrée 2014/15, en réaction aux tensions sur le recrutement qui se sont accélérées à cette période. L’embauche dans le secteur reste donc intensive et la difficulté de recrutement des entreprises se concentrent en particulier sur les profils expérimentés.