Près de 3 400 structures ont répondu à cette enquête, conduite en novembre et décembre 2025, et pour 80 % d’entre elles, le constat est flagrant : les entreprises de la Cohésion sociale ressentent fortement l’impact de la conjoncture.
Baromètre emploi formation compétences 2026 - Uniformation
Près de 3 400 structures ont répondu à cette enquête, conduite en novembre et décembre 2025, et pour 80 % d’entre elles, le constat est flagrant : les entreprises de la Cohésion sociale ressentent fortement l’impact de la conjoncture.
En matière de recrutement, les entreprises de la Cohésion sociale font preuve de prudence. 61 % d’entre elles ne prévoient aucun recrutement en 2026. Et pour les entreprises qui déclarent des intentions de recrutement (39 %), il s’agit majoritairement de remplacements de départs sur des postes préexistants (démission, retraite ou inaptitude) et peu de créations de poste.
Parmi les métiers les plus recherchés par les employeurs de la Cohésion sociale, se trouvent des métiers sectoriels en tension comme les intervenants à domicile, les aides-soignants ou encore les animateurs d’activités. En parallèle, les métiers transverses tels que les chargés de mission ou chargés de projet occupent une place stratégique dans le développement de nouvelles activités, notamment dans les secteurs de l’habitat social et de l’animation, et ne présentent pas de difficultés majeures de recrutement.
Dans cette conjoncture difficile, la formation résiste et convainc même les structures qui y voient un levier pour renforcer les compétences de leurs équipes dans un moment où les moyens diminuent mais où l’activité reste dynamique. 80 % des entreprises ont ainsi formé leurs salariés en 2025. Le Baromètre 2026 a aussi interrogé les répondants sur leurs besoins d’accompagnement ou de formation sur des thématiques sociétales importantes et trois se démarquent : l’intelligence artificielle (IA), la santé mentale et la qualité de vie et les conditions de travail. Sur l’IA, les entreprises demandent notamment à être accompagnées pour trouver des formations adaptées et être tenues informées sur le sujet. Sur les deux autres thématiques, la demande concerne davantage la mise à disposition de ressources pour identifier les besoins des salarié(e)s ou des publics accompagnés.
Mis en place l’année dernière, un indicateur a particulièrement retenu l’attention : en un an, le nombre d'entreprises qui déclarent utiliser au moins ponctuellement des outils numériques s'appuyant sur l'IA a doublé passant de 24 % à 49 %, voire dans certaines branches, triplé. Là où 42 % des établissements déclaraient l’année dernière que ce type d’outils leur semblait encore trop éloigné de leur activité, elles ne sont plus que 27 % cette année.