Réalisé tous les deux ans depuis 2005 avec le cabinet Occurrence, cette enquête fournit des éléments de prospective et des indicateurs clés sur les métiers, les stratégies, les équipes des directions de la communication du supérieur.
L’édition 2025 de l’Observatoire reflète un vrai changement, porté par le nouveau modèle économique proposé par l’ARCES. L’arrivée de jeunes professionnels vient bousculer les profils habituels, jusque-là largement représentés par des directeurs de la communication. Résultat : des équipes plus petites, des niveaux de salaires qui évoluent, et parfois un lien plus distancié avec la stratégie centrale. Ce renouvellement des profils fait émerger de nouveaux équilibres et certains indicateurs méritent une attention particulière dans les prochaines éditions. Ces signaux faibles pourraient annoncer des évolutions plus profondes à venir dans les pratiques du secteur.
Si la fonction communication est de plus en plus intégrée aux organes stratégiques, seuls 72 % des directeurs de communication déclarent être pleinement associés à la stratégie de leur établissement (contre 88 % en 2023). Les répondants alertent aussi sur le manque de ressources et de temps, dans un contexte de forte concurrence entre établissements et de complexification des missions – ainsi, 29% des répondants citent la restriction budgétaire comme un défi.
IA, sobriété numérique et déséquilibres internes
95 % des communicants mobilisent les réseaux sociaux et 61 % utilisent des outils d’intelligence artificielle générative comme ChatGPT. Pourtant, le temps réellement dédié au numérique reste limité, et les formats innovants (vidéos, podcasts) sont en recul. S’agit-il d’une sous-exploitation ou d’une stratégie de sobriété numérique raisonnée, alignée avec les engagements RSE ?