Comment améliorer l'attractivité des métiers de la Petite enfance ?
En 20 ans, le recours à l’accueil collectif a presque doublé en France : 18 % des jeunes enfants de moins de 3 ans sont accueillis en crèche ou par une assistante maternelle. Par conséquent, l’activité et l’offre de places dans les établissements et services d’accueil de jeunes enfants ont nettement progressé. En parallèle, le secteur connaît depuis plusieurs années une crise des vocations sans précédent. Les structures d’accueil publiques et privées peinent à recruter des profils qualifiés. Cette tension a eu un effet délétère sur les conditions de travail des professionnels travaillant en établissement. Aujourd’hui, le nombre de postes non pourvus en crèches en France s’élèverait à 10 000 selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Dans le même temps, les crèches publiques font aussi face à une diminution progressive des financements des pouvoirs publics. Si les enfants en pâtissent, les professionnels, en première ligne, sont nombreux à quitter le métier, lassés des conditions qui ne cessent de se détériorer et d’une rémunération qui ne reflète pas leur investissement.
Cette étude menée par JBM, le spécialiste du travail temporaire et du recrutement dans les domaines du social, du médico-social et de l’enfance, filiale du groupe Randstad, et par le Cercle Vulnérabilités et Société, prend le pouls des professionnels, des parents et du grand public. Elle délivre également des enseignements et des pistes d’actions pour améliorer l’attractivité des métiers de ce secteur pas comme les autres.