Confirmant les enseignements des dernières grandes campagnes de testing, cette enquête met en évidence le caractère protéiforme des discriminations à l’embauche autant que leur dimension intersectionnelle. En rappelant que les processus de stigmatisation à l’entrée de l’emploi affectent particulièrement les femmes, les catégories populaires et les minorités visibles, elle montre que ces discriminations à l’embauche mettent en jeu plusieurs problématiques – le genre, la classe et la « race » – mais aussi plus largement tous les mécanismes de dévaluation des individus situés en dehors des normes (cf « body-shaming ») ou du groupe majoritaire.