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Industrie du futur, prêts, partez !

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Rapport - Etude

La situation de l’industrie française est préoccupante. Ces 25 dernières années, elle a perdu 1,4 million d’emplois.

L’industrie du futur pourrait constituer une opportunité unique de rendre l’industrie française plus attractive et compétitive. Mais que recouvre ce concept ? A qui s’adresse-t-elle ? Qui sont les acteurs impliqués ? Comment les mobiliser ? 

L’Institut Montaigne a, en partenariat avec le Boston Consulting Group, travaillé avec les régions, les universités, les grands groupes industriels et les PME et ETI afin de mieux comprendre ce qu’est l’industrie du futur et surtout le rôle que celle-ci pourrait jouer dans la redynamisation de l’industrie française, les conditions de son déploiement et les bénéfices sociaux, environnementaux, économiques que celle-ci pourrait apporter. De ces réflexions découle une proposition centrale, à destination des PME et ETI de notre pays, et nécessitant une collaboration étroite entre pouvoirs publics, industriels et société civile : la mise en place sur notre territoire de centres d’accélération de l’industrie du futur.

L’industrie désigne l’ensemble des activités économiques qui produisent des biens matériels, par la transformation et la mise en oeuvre de matières premières. Elle est incarnée, en France, par plusieurs grandes entreprises ainsi que quelques 1 800 ETI industrielles (soit un tiers des ETI françaises) et une partie des 50 000 PME implantées sur notre territoire. 

L’industrie du futur est caractérisée par une utilisation massive des données et une connectivité fortement augmentée. Concrètement, l’usage de plus en plus fréquent des nouvelles technologies modifie l’activité industrielle ainsi que les conditions de travail de ceux qui exercent au sein de ce secteur. 

Neuf piliers technologiques constituant l’industrie du futur ont été identifiés

  • Robots collaboratifs et smart machines : par exemple des robots équipés de capteurs de sécurité supprimant certaines tâches pénibles tout en automatisant d’autres ;
  • Internet industriel des objets et production de données : l’ensemble des capteurs physiques placés sur les équipements ou les produits, permettant de collecter et de partager les données, sous format numérique, des paramètres de production à des fins d’optimisation ;
  • Big Data, analytiques et intelligence artificielle : l’analyse de données permet l’optimisation du rendement des machines par la mise en oeuvre de la maintenance prédictive, tout en améliorant la qualité de la production ;
  • Intégration verticale et horizontale : facilitant ainsi le partage de données avec les clients ou les fournisseurs ;
  • Outils de simulation avancée : les évolutions des lignes de production pourront au préalable être testées virtuellement, limitant ainsi les coûts et la prise de risque ;
  • Production additive, matériaux et processus innovants : création simplifiée de prototypes notamment grâce à l’impression en trois dimensions ;
  • Réalité augmentée : l’assistance aux opérateurs grâce à la projection d’informations virtuelles sur un support numérique ;
  • Blockchain : une sécurité accrue permise par le stockage et la transmission d’informations transparentes et sécurisées, permettant de garantir la traçabilité de composants ou d’opérations ;
  • Cloud et cybersécurité : le stockage dématérialisé et sécurisé de nombreuses données nécessaires aux activités industrielles.
 

Le déploiement de l’industrie du futur en France devrait permettre à l’industrie française de bénéficier d’une nouvelle dynamique. L’industrie du futur peut en effet : 

  • Renforcer la compétitivité : des gains de l’ordre de 10 à 20 % sur les coûts de fabrication (hors matières premières) sont attendus grâce à la mise en œuvre des nouvelles technologies (optimisation de l’utilisation des machines, traçabilité des produits, etc.) ;
  • Etre un levier d’attractivité double : en France, en redonnant une image de marque forte et moderne à l’industrie ; à l’international, en renforçant l’attractivité de la France ;
  • Avoir un impact humain : en améliorant les conditions de travail des opérateurs (prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS), ainsi que leur autonomie (au travers d’une organisation plus horizontale du travail) ;
  • Améliorer la qualité de vie au travail (diminution de la pénibilité) et la qualité des biens consommés (produits personnalisés et optimisés)
  • Réduire l’impact environnemental des activités industrielles (moindre gaspillage).

Accéder à la ressource : http://www.institutmontaigne.org/publications/industrie-du-futur-prets-partez;http://www.institutmontaigne.org/ressources/pdfs/publications/industrie-du-futur-prets-partez-rapport.pdf

Source : Institut Montaigne, Institut Montaigne;Boston Consulting Group .- Septembre 2018 , 106 p
Thème : Filières, métiers, secteurs
Thématique : Filières : Généralités / Filières : Filière numérique
Tags / Mots-clés : INDUSTRIE / COMPETITIVITE ENTREPRISE 31006 / MUTATION TECHNOLOGIQUE 36027 / ECONOMIE NUMERIQUE / SECTEUR/BRANCHE/CONTENU ACTIVITE 90000 / FILIERE NUMERIQUE
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