Synthèse et présentation des résultats de l'enquête COE/TNS Sofres "Mondialisation et emploi"
Dans le cadre de son Colloque annuel « Mondialisation et emploi », le Conseil d’Orientation pour l’Emploi a souhaité connaître la vision qu’ont les salariés français de la mondialisation mais aussi des politiques européennes et de leurs répercussions sur les entreprises, la croissance et les emplois. Dans cette optique, 1200 salariés d’entreprises privées ont été interrogés sur ces thèmes par voie électronique, du 21 avril au 4 mai 2011.
Principaux enseignements de cette étude :
Sur la perception de la mondialisation : Les salariés se partagent presque également face à la mondialisation de l’économie : 48% estiment que c’est une bonne chose, 52% que c’est une mauvaise chose
Les plus positifs sont les moins de 30 ans (60%), les cadres (63%) et les plus diplômés, les ouvriers étant plus négatifs.
Ces opinions partagées s’étagent selon deux logiques :
Concernant les impacts de la mondialisation sur l'entreprise : un salarié sur deux (51 %) déclare que son entreprise est concernée par la mondialisation. Parmi ces derniers : 45% ont le sentiment que leur entreprise est affectée plutôt positivement par la mondialisation - contre 30% qui considèrent que cet impact est plutôt négatif - un quart se positionnant de manière neutre.
Cette perception plus positive s’appuie sur le fait que :
■ 64% d’entre eux déclarent que leur entreprise a conquis de nouveaux marchés grâce à la mondialisation,
■ 59% estiment que de nouveaux produits ont été développés.
■ En revanche, pour la moitié des salariés dont l’entreprise est concernée par la mondialisation, cette dernière a été synonyme de réduction de coûts, délocalisations ou abandon de certaines productions...